lundi 24 avril 2017

Micaela y las Parteras


Micaela y las parteras



Je suis très très fière de vous annoncer que l'Association Mâ, qui a aujourd'hui 7 ans, continue de grandir et s'épanouir comme une fleur.
Depuis l'installation d'Alice Bafoin dans le Chiapas, c'est Aurélie Bes de Berc qui a pris la relève pour prendre soin de cette association, et elle le fait à merveille.

L'année dernière, elle était présente pendant plusieurs mois à San Cristobal pour participer à l'organisation d'une nouvelle rencontre de sages-femmes traditionnelles, dont elle avait déniché le financement auprès de la Ville de Rennes, et la réalisation de plusieurs ateliers en communautés Autochtones. 

Rencontre de sages-femmes traditionnelles, OMIECH, 2016

Dans cette aventure, le personnage principal s'appelle Micaela Ico Bautista, une pépite de savoirs et de malices, coordinatrice du réseau de sages-femmes traditionnelles, et animatrices d'ateliers communautaires depuis 30 ans. Aurélie a voulu lui rendre hommage en réalisant un documentaire sur son travail. Vous pouvez en voir un aperçu sur le lien plus haut, mais vous pouvez aussi ces deux autres versions de bandes-annonces:





Seulement, pour terminer ce documentaire, pas de financement déniché cette fois-ci. C'est pourquoi la solution du crowdfunding nous a semblé la plus adaptée.

Le projet a été mis en ligne sur la plateforme Kiss Kiss Bank Bank:

Seulement une fois le temps de délai écoulé, nous avons compris que ce projet ne convient pas au mode de fonctionnement de cette plateforme. C'est pourquoi il a été transféré sur une autre plateforme à plus longue échéance, Hello Asso. 

Je reprendrai les mots d'Aurélie pour ajouter:

Vous avez déjà contribué à la réalisation du documentaire "Micaela y las parteras" (merci beaucoup!) mais la plateforme de financement Kiss Kiss Bank Bank vous a remboursés!
Vous avez loupé le coche
Vous n'étiez pas au courant de cette superbe opportunité de participer à un tel projet
Mais comme tout va bien, la vie est belle, l'association Mâ a transféré le projet sur Helloasso
https://www.helloasso.com/associations/ma/collectes/micaela-y-las-parteras
N'hésitez pas a y jeter un coup d’œil, contribuer si le cœur vous en dit, et partager l'info dans vos réseaux! :)
Un grand MERCI


Parution dans Grandir Autrement




Dans le hors-série sur la thématique de la naissance respectée du magazine Grandir Autrement, il est possible de lire l'article de Mounia El Kotni illustré des dessins d'Alice Bafoin.


lundi 12 octobre 2015

Réponse à l'article du New York Times "Former les sages-femmes pour sauver les futures mamans au Chiapas"


A l’attention de
: Denise Grady et Janet Jarman

Cc: Rédaction publique du New York Times


Objet: Droit de réponse [1]


Le 10 Septembre 2015,
           

            Au nom de la section Femmes et sages-Femmes de l’Organisation des médecins indigènes de l’Etat du Chiapas (OMIECH), nous invoquons le droit de réponse à l’article « Training Midwives to Save Expectant Mothers in Chiapas » (Former les sages-femmes pour sauver les futures mamans au Chiapas), de Denise Grady avec les photographies de Janet Jarman, et publié en ligne le 31 août 2015 sous le lien suivant http://www.nytimes.com/2015/09/01/health/midwife-mexico-chiapas.html
           
            Les raisons pour lesquelles les femmes indigènes meurent pendant l’accouchement sont complexes. Alors que l’article de Grady et de Jarman souligne certaines des raisons structurelles comme la pauvreté et le manque d’infrastructures, ce dernier insinue aussi que le manque de formation professionnelle des sages-femmes traditionnelles indigènes est responsable des taux élevés de mort maternelle dans l’état du Chiapas (« Avec un service de santé adéquat, presque toutes les morts pendant la grossesse et l’accouchement peuvent être évitées »).

            Le titre de l’article « Former les sages-femmes pour sauver les futures mamans au Chiapas » suggère que c’est uniquement au travers d’une « formation » que les sages-femmes traditionnelles indigènes sont capables de fournir des soins appropriés, et transmet une vision ethnocentrique de la médecine traditionnelle Maya. Ces dernières se basent sur une grande variété de techniques et de plantes pour soigner les femmes lors de leur grossesse et leur accouchement , un savoir qui est transmis de génération en générations depuis des siècles, au Chiapas et dans d’autres régions du monde.

Pour les lecteurs et lectrices qui ne sont pas familier.e.s avec le contexte du Chiapas, certaines parties de l’article transmettent une vision péjorative des hommes indigènes, qui placeraient la vie de leur femme en-deçà des coûts de transfert. Au contraire, dans le cas d’une urgence, les proches vont mettre en commun leurs ressources pour couvrir les coûts de transport des femmes jusqu’à l’hôpital le plus proche. Mais, et ceci est mentionné par les auteures, lorsque les soins appropriés ne sont pas fournis aux femmes dans les hôpitaux et qu’elles sont forcées à accoucher par césarienne ou, comme ce fut le cas très récemment, lorsqu’elles meurent dues à des négligences médicales, alors la réticence de ces femmes et de leurs proches à quitter leur domicile peut mieux se comprendre.

            Comme l’ont mentionné les auteures, le gouvernement remplace peu à peu les sages-femmes traditionnelles par des sages-femmes professionnelles dans des maisons de naissance ou dans des hôpitaux, en utilisant le même argument que ces dernières: « sauver les futures mamans ». L’OMIECH conteste de telles affirmations, qui ne font qu’accuser les sages-femmes traditionnelles autochtones et leur culture, plutôt que de rechercher les causes plus profondes de la mort maternelle. Alors que la vidéo et les photographies capturent bien le travail des sages-femmes et la violence structurelle à laquelle elles font face, le contenu de l’article promeut les formations gouvernementales qui contribuent à l’éradication du savoir autochtone, et représentent la continuation de l’oppression à laquelle les populations indigènes du Chiapas ont résisté pendant 500 ans.   

            L’OMIECH a soutenu et défendu le travail des sages-femmes traditionnelles autochtones depuis plus de 30 ans. Celles-ci détiennent une connaissance profonde sur la grossesse, l’accouchement et la période post-partum qui pourrait être intégrée dans le système de santé au travers de la formation de personnel médical. Toutefois, l’organisation verticale de la formation des sages-femmes indigènes ne tient pas compte des connaissances traditionnelles. Chaque année, l’impact des mesures gouvernementales se note un peu plus : il y a de moins en moins de sages-femmes traditionnelles, puisqu’apprendre une profession où leur savoir est continuellement remis en question et où elles sont accusées de contribuer à la mort des femmes desquelles elles prennent soin n’intéresse pas les jeunes femmes.

            Notre réponse a pour but de contextualiser certains des faits présentés dans l’article, étant donné que les lecteurs et lectrices peuvent ne pas être familiers avec le travail et les conditions de vie des sages-femmes traditionnelles indigènes, et ainsi être amené.e.s à la conclusion qu’une formation biomédicale est la seule solution pour sauver la vie des futures mamans. Nous invitions les auteures à rendre visite à notre association dans le Chiapas afin de continuer cette conversation- une invitation ouverte également aux lecteurs et lectrices.

            Les hommes et les femmes Mayas ont une profonde connaissance des moyens de se soigner eux-mêmes et en tant que populations autochtones, nous avons besoin de récupérer ce savoir, le renforcer et le défendre. Et, pour ce faire, nous avons besoin de nous réorganiser nous-mêmes.

Respectueusement,


Micaela Icó Bautista, Fondatrice et coordinatrice de la section Femmes et sages-femmes de l’OMIECH
Mounia El Kotni, Candidate au Doctorat d’Anthropologie, SUNY Albany
Susannah Daniels, Candidate au Doctorat d’Etudes mésoaméricaines, UNAM
Alice Bafoin, Association Mâ
Alba Rocío Ramírez Pérez, Etudiante en Licence de Gestion et auto-développement autochtone, UNACH
Irazu Gómez, Fondation Enbit A. C.
Fernando Hernández Ojob, Fondateur de la Fondation Y’ibel Cuxlejalil


[1] Traduction Française : Céline Paillet

***

Attention: Denise Grady, Janet Jarman

Cc: New York Times Public Editor


Subject: Right to reply

September 10, 2015,


            On behalf of the Women and Midwives’ Section of the Organization of Indigenous Doctors of Chiapas (OMIECH), we are invoking the right to reply to the article “Training Midwives to Save Expectant Mothers in Chiapas”, written by Denise Grady with photographs from Janet Jarman, and published online on August 31st, 2015 under the link  http://www.nytimes.com/2015/09/01/health/midwife-mexico-chiapas.html

            The reasons why indigenous women in Highlands Chiapas die in childbirth are complex. While Grady and Jarman’s article highlights some of the structural reasons, such as poverty and the lack of infrastructures, it also implies that it is the lack of formal training of traditional indigenous midwives that is responsible for the high rates of maternal deaths in the state of Chiapas (“With proper, basic health care, nearly all deaths during pregnancy and childbirth can be prevented”).

            The article’s title, “Training Midwives to Save Expectant Mothers in Chiapas”, suggests that it is only through “training” that traditional indigenous midwives are able to provide proper care, and conveys an ethnocentric viewpoint of traditional Mayan medicine. Traditional indigenous midwives rely on a wide array of techniques and plants to care for women during pregnancy and birth, a knowledge that has been transmitted across generations for centuries, in Chiapas as in others regions of the world.

            For readers who are not familiar with the context of Chiapas, parts of the article convey a derogatory view of indigenous men, who would put their wives’ lives below the cost of transportation. On the contrary, in the case of an emergency, family members will pool resources in order to cover the cost of transporting mothers to the nearest hospital. But – and this is mentioned by the authors - when women are not provided with proper care in hospitals and forced into Cesarean-sections, or as it has been the case very recently, die because of medical negligence, then the reluctance of women and their families to leave their home can be better understood.

            As the authors mentioned, the government is slowly replacing traditional midwives with professional ones in birth centers or hospitals, using the same arguments as the authors’: “save expectant mothers”. The Organization of Indigenous Doctors of Chiapas disagrees with such statements, which only blame traditional indigenous midwives and their culture, instead of searching for the deeper causes of maternal deaths. While the video and pictures capture the work of midwives and the structural violence they face from the state, the content of the paper promotes the state-sponsored trainings which, contribute to the eradication of indigenous knowledge, and are a continuation of the oppression that indigenous peoples of Chiapas have been resisting for more than five hundred years.

            The Organization of Indigenous Doctors of Chiapas (Organización de Médicos Indígenas del Estado de Chiapas- OMIECH) has been supporting and defending the work of traditional indigenous midwives for more than thirty years. Traditional indigenous midwives carry a deep knowledge about pregnancy birth and postpartum, which could be integrated into the healthcare system through the training of biomedical practitioners. However, the top-down framing of trainings of indigenous midwives does not take these into account. Every year we are noticing the impact of governmental policies: there are less and less traditional midwives, as younger women are not interested in learning a profession where their knowledge is constantly called into question, and where they are unjustly accused of contributing to the death of the women they care for.

            Our response aims at contextualizing some of the facts presented in the article, as readers might not be familiar with the work and living conditions of traditional indigenous midwives, and be led to believe that biomedical training is the only solution to saving mothers’ lives. We invite the authors to visit our organization in Chiapas to continue this conversation – an invitation extended to the readers as well.

            Indigenous men and women have a deep knowledge about how to cure themselves; as indigenous peoples, we need to retrieve this knowledge, strengthen it, and defend it. And in order to achieve this, we need to re-organize ourselves.


Respectfully,

Micaela Icó Bautista, Founder and Coordinator of the Women and Midwives’ Section of OMIECH
Mounia El Kotni, Ph.D. Candidate in Anthropology, SUNY Albany.
Susannah Daniels, Ph.D. Candidate in Mesoamerican Studies, National Autonomous University of Mexico, UNAM
Alice Bafoin, Association Mâ
Alba Rocío Ramírez Pérez, Undergraduate Student in Indigenous Management and Development, National Autonomous University of Chiapas, UNACH
Irazu Gómez, Fundación Enbit A. C.
Fernando Hernández Ojob, Founder of Y’ibel Cuxlejalil Foundation


***

Atención: Denise Grady, Janet Jarman
Cc: New York Times, Editor

Objeto: Derecho a réplica

10 de Septiembre 2015,

            Por parte del Área Mujeres y Parteras de la Organización de Médicos Indígenas del Estado de Chiapas (OMIECH), invocamos el derecho a réplica al artículo “Training Midwives to Save Expectant Mothers in Chiapas” (Capacitando a Parteras para Salvar a las Futuras Madres en Chiapas), de Denise Grady con fotografías de Janet Jarman, publicado en línea el 31 de Agosto, 2015 con la siguiente dirección http://www.nytimes.com/2015/09/01/health/midwife-mexico-chiapas.html

            Las razones por las cuales las mujeres indígenas mueren durante el parto son complejas. Mientras el artículo de Grady y Jarman subraya unas razones estructurales, como la pobreza y la falta de infraestructuras, esto insinúa también que es la falta de capacitación formal de las parteras tradicionales indígenas y que las hace responsables de las altas tasas de muerte materna en el estado de Chiapas (“Con atención básica adecuada de salud , casi todas las muertes durante el embarazo y el parto se pueden prevenir”).

            El título del artículo, “Capacitando a Parteras para Salvar a las Futuras Madres en Chiapas”, transmite una visión etnocéntrica de la medicina tradicional Maya, y sugiere que es sólo a través de una capacitación oficial que las parteras indígenas tradicionales son capaz de proveer una atención adecuada. Las parteras indígenas tradicionales se basan sobre una variedad de técnicas y plantas para cuidar a las mujeres durante el embarazo y el parto; un conocimiento que se ha transmitido de generación en generación durante siglos, en Chiapas como en otras regiones del globo.

Para los y las lectores/as que no son familiarizados con el contexto de Chiapas, partes del artículo transmiten una visión despreciada de los hombres indígenas, quienes, meterían la vida de sus esposas debajo del costo de transportación. Al contrario, en el caso de una emergencia, familiares buscan recursos para cubrir los gastos de transportar a las mujeres hasta el hospital más cercano. Pero –y eso fue mencionado por las autoras – cuando las mujeres no son atendidas en el hospital y terminan con Cesáreas forzadas, o, cómo fue el caso muy recientemente en Chiapas, mueren por negligencia médica, entonces la reticencia de las mujeres y sus familias de quitar su casa se puede entender mejor.

            Como mencionaron las autoras, el gobierno está reemplazando poco a poco a las parteras tradicionales por parteras profesionales en casas de parto o en hospitales – utilizando el mismo argumento que las autoras “salvar a las futuras madres”. La Organización de Médicos Indígenas del Estado de Chiapas rechaza tal afirmaciones, que sólo acusa a las parteras tradicionales y su cultura, en vez de buscar a las causas más profundas de las muertes maternas. A pesar de que las fotografías y el video de Jarman captura el trabajo de las parteras y la violencia estructural que padecen, el contenido del articulo promueve las capacitaciones de las parteras indígenas por el estado, que contribuye a la erradicación de los saberes indígenas, y son  una continuación de la opresión que los pueblos originarios de Chiapas han estado resistiendo por más de quinientos años.

            Por más de treinta años, la Organización de Médicos Indígenas del Estado de Chiapas ha rescatado y defendido el trabajo de las parteras indígenas tradicionales. Las pateras indígenas tradicionales tienen prácticas de atención durante el embarazo, el parto y el postparto que podrían integrarse al sistema biomédico para capacitar al personal de salud. Sin embargo, por el planteamiento vertical de las capacitaciones a parteras, dichos saberes son ignorados. Cada año, estamos viendo el impacto de las políticas gubernamentales: hay cada vez menos parteras indígenas, y las mujeres jóvenes no están interesadas en aprender una profesión en la cual su conocimiento está siempre cuestionado, y dónde están acusadas en contribuir a la muerte de las mismas mujeres que cuidan.

            Nuestra respuesta tiene por objetivo contextualizar unos de los datos presentados en el artículo, para los y las lectores que no son familiares con el trabajo y las condiciones de vida de las parteras tradicionales indígenas, y podrían creer que la capacitación biomédica es la única solución para salvar la vida de las madres. Invitamos a las autoras a visitar a nuestra organización en Chiapas para continuar esa conversación – una invitación extendida a sus lectores.

            Como mujeres y hombres indígenas, tenemos un conocimiento amplio de  como curarnos; solo hay que buscarlo, levantarlo, y rescatarlo. Y por eso, tenemos que re-organizarnos.

Atentamente,

Micaela Icó Bautista, Fundadora y Coordinadora del Área de Mujeres y Parteras de la OMIECH
Mounia El Kotni, Candidata a Doctorado en Antropología, SUNY Albany
Susannah Daniels, Candidata a Doctorado en Estudios Mesoamericanos, UNAM
Alice Bafoin, Association Mâ
Alba Rocío Ramírez Pérez, Estudiante de Lic. Gestión y Autodesarrollo Indígena, UNACH
Irazu Gómez, Fundación Enbit A. C
Fernando Hernández Ojob, Fundador de Y’ibel Cuxlejalil Foundation. “Para la Preservación del Conocimiento Ancestral”



mercredi 22 avril 2015

SUPPORT INDIGENOUS BIRTHKEEPERS IN TRAINING!

SUPPORT INDIGENOUS BIRTHKEEPERS IN TRAINING!
"Thank you to everyone who has been helping us on our journey! Please visit this page to make your contribution right now! Emoticono smile We are a small group of loving birth keepers who are determined to help as many women, babies and families as possible by means of showing support during pregnancy, birth and beyond. More and more women are choosing to follow in the footsteps of our ancestors and have been giving birth at home...these women need more support! Anything you can give is greatly appreciated: $5, $10, $20, $50, $100, every bit helps! Thanks in advance for sharing with others who support a woman's choice to enjoy gentle, natural birth"

lundi 20 avril 2015

Un article de Mounia sur le blog d'Anthro Doula!

Notes from the Field: Learning with Indigenous Midwives in Chiapas, Mexico


Article de Mounia El Kotni.


C'est avec joie que nous vous partageons le lien vers un article de Mounia sur le blog d'Anthro Doula! Pour votre plus grand plaisir, cliquez ici :






Bonne lecture! :)

mercredi 8 avril 2015

Mâ et OMIECH à la conférence de la Société pour l'Anthropologie d'Amérique Latine et des Caraïbes (SLACA) à Oaxaca



Du 26 au 28 Mars dernier avait lieu la conférence de la Société pour l'Anthropologie d'Amérique Latine et des Caraïbes (SLACA) à Oaxaca. Nous - Alice Bafoin (pour l'Association Mâ), Micaela Icó Bautista (pour notre partenaire OMIECH) ainsi que Mounia El Kotni (en tant que doctorante en anthropologie) y avons participé pour parler de notre collaboration depuis 2010. 

Nous avons présenté notre collaboration intitulée "Caminando JuntasConstruyendo una Colaboración Transnacional con Parteras, de Chiapas a Francia" ("Marcher ensemble: Construire une Collaboration Transnationale avec les Sages-Femmes, du Chiapas à la France"). En 15 minutes, cela nous laissait 5 minutes chacune (!), mais les questions ont permis de développer ce que nous n'avions pas eu le temps de partager pendant la présentation. 


Micaela, Alice et Mounia, pendant leur présentation (merci à Walter E. Little pour la photo)


Micaela a présenté OMIECH (Organisation des Médecins Indigènes de l'Etat du Chiapas)  et a rappelé que l'association est "née par nécessité et pas par plaisir", et a expliqué comment les activités de la Section Femmes et Sages-Femmes se sont développées depuis la création de l'association en 1985, et les nouvelles opportunités apportées par la collaboration avec Alice (voyages en France pour certains membres de OMIECH, échanges interculturels) et Mounia (écriture de projets, réflexion anthropologique).

Alice a ensuite raconté la collaboration de Mâ avec OMIECH, sa rencontre personnelle avec Micaela et le cheminement parcouru ensemble, sur des continents différents, depuis 2010. L'Association Mâ a croisé la route de nombreuses anthropologues depuis sa création, et cela a permis de renforcer son positionnement politique, de s'impliquer pour la reconnaissance de la sage-femmerie en France comme au Mexique.

Enfin Mounia a présenté les outils que l'anthropologie peut apporter au monde associatif, et comment en retour la recherche s'inspire de la collaboration avec ces actrices de la société civile. Elle a rappelé que théorie et action vont main dans la main, et aident à faire avancer la reconnaissance des droits, tant sur le papier que dans le quotidien. Grâce aux nouvelles technologies, la distance se réduit et nous permet de continuer à collaborer sur de nouveaux projets.

Micalea, Mounia et Alice après la présentation !


Même si nous n'avons pas remporté le prix du meilleur papier, nous avons gardé le sourire et sommes ravies d'avoir eu l'opportunité de présenter notre collaboration. Nous remercions le comité de SLACA pour son invitation et espérons les revoir en 2017...  la conférence aura lieu au Guatemala cette fois!